Cependant cette opération d’extraction nécessiterait l’utilisation massive de cyanure ainsi que de nombreux litres de fuel, ce qui engendrerait des déchets toxiques en très grande quantité. Au premier plan, ce sont les populations autochtones qui se sont opposées au projet, devant ce risque de pollution massif et donc de voir leur environnement pollué.

Le Conseil de défense, formé par Emmanuel Macron, a affirmé que ce projet est en contrariété avec les engagements environnementaux pris par le président de la République. En laissant courir le délai de deux ans suite à la demande de prolongation déposée en 2016, le ministre de l’Économie, Bruno Le maire, a donc implicitement refusé la demande de prolongation des concessions minières.

Cependant, le consortium minier russo-canadien a exercé un recours devant le tribunal administratif de Guyane, sur le fondement de l’article L.142-7 du code minier. Par deux décisions du 24 décembre 2020, n°1900297 et n°1900403, le tribunal administratif de Guyane a donné raison aux Compagnies minières. Elle estime que le ministre de l’Économie n’a pas justifié sur quels fondements, la décision refusant la prolongation des concessions, est entachée d’une erreur d’appréciation. Par conséquent, le tribunal administratif a enjoint l’État à prolonger les concessions dans un délai de 6 mois.

Malgré les différentes annonces du gouvernement sur ses engagements environnementaux, la faiblesse de la défense de la part du ministère dans l’affaire de la montagne d’or laisse un doute quant aux intentions réelles du gouvernement.