La présence massive de plastique prend de plus en plus d’ampleur dans notre planète. Elle peut être la conséquence directe de la mort des mammifères marins tel qu’on peut le voir notamment en Thaïlande avec la baleine qui aurait avalé 80 sacs plastiques.

En effet, selon l'autopsie, l'animal avait dans l'estomac 80 sacs en plastique qui pesaient environ 8 kg et qui l'empêchaient de se nourrir. Chaque année, au moins 300 animaux marins dont des baleines, des tortues de mer et des dauphins meurent dans les eaux thaïlandaises après avoir ingurgité du plastique.

Il devient alors primordial de trouver une solution permettant de réduire en masse la présence du plastique. Cependant, il n’est pas toujours facile de s’en débarrasser puisque si on le brûle, ce matériau dégage des gaz toxiques polluants et il reste de la matière non détruite.

On peut également le broyer et en faire des granulats (pour les fondations de nos routes par exemple) ou le recycler mais c’est coûteux. Cependant, nous revenons constamment au problème premier puisqu’en fin de cycle il faut le faire disparaître.

Alors, les scientifiques en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis affirment qu’ils ont mis au point une solution : l’enzyme mangeuse de plastique. Cet enzyme serait donc capable de lutter contre les pollutions ?

En effet, l'enzyme est capable de digérer du polytéréphtalate d'éthylène (PET) une forme de plastique utilisée aujourd’hui dans des millions de tonnes de bouteilles plastiques. Ces plastiques peuvent persister pendant des années dans l’environnement et sont la source de pollution des grandes zones de sols et de mer.

L’objectif de l’équipe américano-britannique était d’abord de comprendre le fonctionnement de l’enzyme appelée PETase et découvrir sa structure.

Cependant, selon l’Académie américaine des sciences (PNAS), les scientifiques ont été encore plus loin et ont découvert une enzyme plus efficace pour détruire les plastiques PET.

De plus, les chercheurs ont également découvert que cette enzyme aidait une bactérie à digérer le plastique PET permettant d’accélérer ses capacités de digestion du plastique.

Par ailleurs, la société de chimie verte Carbios a assuré que sa technologie de dégradation des plastiques par des enzymes était bien plus avancée que celle tout juste dévoilée par les scientifiques américains et britanniques. "L'utilisation d'enzymes pour la dégradation des plastiques ne constitue pas une nouveauté, la biotech française Carbios développe déjà cette technologie avec des performances bien supérieures à celles annoncées par ces chercheurs», affirme l’entreprise.

Cette découverte inattendue est donc une première solution à la lutte contre la pollution mais ne dispose pas d’une performance notable pour le moment. Cela suggère qu’en utilisant toute la technologie disponible une enzyme encore plus rapide pourrait voir le jour.