Onze familles, dont une française, ont déclaré simultanément qu’elles allaient saisir le tribunal de justice de l’union européenne pour une action collective climatique. Il s’agit de la première du genre. Chaque famille subit un préjudice du fait du changement climatique. Par exemple, la famille française (un père producteur de lavande qui a cédé son exploitation à son fils) a été confronté à des chaleurs extrêmes ou des pluies extrêmes qui ont chaque fois eu un impact dramatique sur la production. D’autres sont impactés par la montée des eaux, la fonte des glaciers, les ouragans …

Ces familles sont soutenues par de nombreuses ONG, ce qui donne un écho médiatique plus important encore. Les bases juridiques de cette action sont l’atteinte à des droits fondamentaux tel que le droit à la vie, à la santé, au travail ou encore le droit de propriété. Les objectifs fixés par l’Union Européenne à l’horizon 2030 en matière de changement climatique ne seraient pas suffisant pour garantir le respect de ces droits car ils conduiraient à un réchauffement global de 3%, alors que l’accord de Paris prévoit une limite de 2%.

Cette différence d’engagement de la part de l’UE serait donc la faute sur laquelle s’appuie les plaignant, et la Cour de justice devrait, elle, définir le préjudice de chaque famille, si seulement elle acceptait l’affaire.

Plus qu’une réparation, les plaignant espèrent responsabiliser l’Union Européenne qui s’était présentée comme un leader de la lutte contre le réchauffement climatique. Certains connaisseurs du sujet comme le professeur Laurent Neyret y voient une action politique de la société civile qui, une fois de plus en la matière, se pose en protectrice de l’environnement.