Les industries qui ont une responsabilité majeure dans la crise de la pollution de la Chine et certaines entreprises industrielles sont encore à essayer de dissimuler leur rôle dans la pollution de l'air, du sol et de l'eau du pays, même si les villes dénoncent de plus en plus leurs actes illégaux.


La plupart des villes en Chine sont couvertes et surveillées aujourd’hui par un outil de mesure de l'environnement - connu sous le nom « Indice de transparence de l'information de la pollution, en anglais, the Pollution Information Transparency Index (PITI) ». Le rapport du PITI a montré une amélioration par rapport à 2013. Toutefois, la moyenne est encore plus faible que de nombreux citoyens voudraient.


Le PITI évalue la performance du gouvernement. C’est un outil précieux et qui, comme la plupart des bons outils, est conçu pour exécuter une fonction spécifique.


Le PITI classe les gouvernements municipaux chinois sur une échelle de 100 points, en utilisant la recherche sur le terrain pour évaluer la façon dont ils se conforment à la réglementation qui les obligent à divulguer certaines informations de l'environnement.


La méthode d'évaluation du PITI est transmise à d'autres pays qui sont désireux d'encourager leurs gouvernements locaux à libérer l'information environnementale qui est en leur possession et sous leur contrôle.


Dans le dernier rapport du PITI, publié le 11 Août, la note moyenne pour la divulgation des informations relatives à l’environnement communication parmi les 120 villes était de 44, en hausse de 28,5 de l'année dernière. La ville de Pékin est classée en quatrième, avec une note de 67, tandis que Wenzhou dans la province de Zhejiang a pris la première place avec 69,3.


Bien que la note moyenne était de 44 selon le PITI qui est une note «échec» - il y a eu d'énormes progrès au cours des sept dernières années.


Les autorités de Wenzhou publient des détails sur toutes les sanctions imposées envers les entreprises, permettant au public de voir si ces peines avaient encouragé les entreprises à corriger leur acte.


L'indice, qui est un effort conjoint de l'Institut pour les affaires publiques et environnementales (IPE) et le Conseil de défense des ressources naturelles, joue un rôle crucial à la surveillance des niveaux de pollution dans les villes chinoises et des entreprises impliquées dans les secteurs préjudiciables à l'environnement tels que l'acier, le ciment, les métaux, les produits chimiques, les textiles et le raffinage du pétrole.


Le travail de la protection de l'environnement en Chine subit traditionnellement trois rudes épreuves majeures: appliquer les lois environnementales, saisir les pollueurs au tribunal, et renforcer la transparence de la gouvernance.


Mais les grandes entreprises dans les industries lourdes sont souvent les contribuables locaux importants et sont donc protégés par les gouvernements locaux.


Avec les progrès sur les deux premiers domaines faisant progresser cette année que la Chine déploie son nouveau droit de l'environnement, une percée sur la transparence sera également importante afin d’aider les citoyens à surveiller les villes et les entreprises polluantes.


Selon un proverbe chinois, « Une réforme en profondeur du système ne se fait pas en une seule nuit », mais une gouvernance beaucoup plus ouverte et transparente montre une gestion de qualité plus fiable.